Schouwer est mort ? Vive Schouwer
Schouwer a survécu, la teuf! Mais au fond, l'étudiant en droit moyen n'en a rien à faire, tout ce qu'il sait, c'est que cet arrêt à été donné à étudier par ce qu'une jurisprudence (celle-qui-n'est-pas-source-de-droit-mais-tout-de-même...) en découle, ou qu'il pose une question importante....
non? Vous voyez rien ?
Heureusement, le chargé de TD est là pour vous orienter, et vous demander: «mais, ce droit de fixer unilatéralement les prix, c'est nouveaux? » (comprendre,"remuez ciel et terre pour tout savoir de ce droit, trouvez sa raison d'être, son origine, et l'adresse de son poisson rouge au cas ou l'on aurais besoin d'otages pour faire pression sur lui.")
dans le cas d'espèce (terme de juriste pour dire « dans cet exemple ») nous sommes entre deux professionnels, cas à distinguer de la vie de tous les jours, ou moi consommateur je viens chez le concessionnaire du coin réclamer « une mazda pas trop cuite s'il vous plait ».
envisageons tout d'abord ce type de rapports
Entre Professionnel et non Professionnel
il y a alors un rapport de professionnel à consommateur, où je suis moi consommateur de ma mazda quotidienne protégé face aux éventuels abus du professionnel grâce aux bienfaits de la loi scrivner du 10 janvier 1978 qui consacre par la voie législative la théorie des clauses abusives. (rapidement: l'idée est que l'autonomie de la volonté, à la base de la théorie du contrat, est infléchie par un rapport de force déséquilibré entre professionnel et le non professionnel celui qui subit le contrat. la théorie des clauses abusives viens protéger le non professionnel en interdisant certaines clauses dans le contrat qui seraient à l'origine du déséquilibre, rétablissant ainsi le rapport de force.).
Dans un cas entre professionnel et non professionnel, le contrat est soumis au code de la consommation, et à l'article L 132-1 du code de la consommation, qui liste les clauses présumées abusives (seul le juge peut déclarer une clause abusive, il faut donc toujours passer par lui, seul habilité à supprimer la clause, sans altérer le reste du contrat) et donc ce qui nous intéresse les clauses qui permettent de Réserver au professionnel le droit de modifier unilatéralement les clauses du contrat relatives à sa durée, aux caractéristiques ou au prix du bien à livrer ou du service à rendre
en langage mortel, une fois ton contrat passé, si le professionnel te dis (ou « se prévaux » c'est plus juridique )qu'il a une clause qui lui permet de changer le prix sans te demander ton avis, envoie le paitre, et saisis le juge du coin. Il n'a pas le droit de changer seul le prix (pensez au forfaits milléniums de chez orange, très avantageux, et dont orange aimerais biens se débarrasser, chose qui n'est pas possible...).
Pour la question historique, depuis quand, ces clauses sont elles illégales ?
Avant 1978, et ce brave Scrivner (charmant secrétaire d'état au demeurant) rien. Pas de vide juridique, ça n'existe pas, disons juste que les consommateurs se faisaient avoir.
L'article 35 de cette loi dispose: « Dans les contrats conclus entre professionnels et non-professionnels, ou consommateurs, peuvent être interdites, limitées ou réglementées, par des décrets en Conseil d'Etat,[...] les clauses relatives au caractère déterminé ou déterminable du prix [...] lorsque de telles clauses apparaissent imposées aux non professionnels ou consommateurs par un abus de la puissance économique de l'autre partie et confèrent à cette dernière un avantage excessif.
De telles clauses abusives, stipulées en contradiction avec les dispositions qui précèdent, sont réputées non écrites. »
en abrégé, si des clauses portant par exemple sur le prix sont excessivement imposées par abus de puissance du professionnel, alors, elle sont réputées non écrite, comme si elle n'existaient tout simplement pas.
En 1993, la loi du 26 juillet abroge ces dispositions de l'article 35 en énonçant la partie législative du code de la consommation. (comprendre, la loi de 78 de détermine plus le code de consommation, c'est cette nouvelle qui le détermine)
La loi du 4 aout 2008 détermine la version actuelle de l'article L132-1 du code de la consommation et dispose que le conseil d'état produira une liste de clauses réputées abusives en application de l'article L 132-2 du même code
Voilà, pour les relations entre professionnel et non professionnel